L’importance des voyages dans la culture humaine

Il a été largement démontré que les voyages ouvrent l’esprit des gens et leur permettent de connaître différents styles et modes de vie. Pendant la période où un garçon étudie et commence à former son propre caractère, par exemple, faire un voyage l’aide à grandir plus vite et d’une manière différente de ses pairs. L’enrichissement culturel apporté par la visite de nations et de sociétés complètement différentes n’est pas une nouveauté du monde contemporain. Depuis l’ère classique, en effet, les peuples les plus riches en culture sont ceux qui sont entrés en contact avec le plus grand nombre de pays, tant pour des raisons de guerre que pour des raisons économiques.

L’Empire romain a traversé une période d’une grande splendeur, du point de vue culturel et architectural, grâce aux contacts avec les civilisations grecque et mésopotamienne. Les Romains ont pu importer dans leurs villes les monuments ou les styles de composition qu’ils ont saisis dans ces civilisations : les temples et les palais de l’époque ont subi une forte influence stylistique due au contact et à l’étude des différentes sociétés du latin.

Au fil du temps, malgré l’instabilité politique de l’Europe tout au long du Moyen Âge, les artisans et les architectes qui ont eu l’occasion de se déplacer ont pu importer dans leur pays ce qu’ils avaient appris en observant le produit de leurs collègues étrangers. Différents styles se répandent à travers les routes commerciales et les voyages : en les observant attentivement, on peut reconstruire historiquement la structure économique et politique de l’Europe à l’époque.

Par exemple, le style gothique s’est implanté en Europe vers le XIIe siècle et a duré jusqu’au XVIe siècle. En regardant attentivement sa diffusion, on peut déduire qu’à cette époque il y avait une forte interaction entre la France et l’Angleterre – pays de plus grande diffusion du style – en raison de la grande connexion du voyage, même à des fins de guerre, entrepris d’un côté et de l’autre.

En 1668, Jean-Baptiste Colbert crée le Prix de Rome à Paris, une bourse qui permet aux étudiants de l’Académie de France d’entreprendre un voyage à Rome, berceau de l’art classique, pour mieux étudier le style et améliorer leurs compétences artistiques (un ancêtre du projet Erasmus actuel). La capitale de l’État pontifical et toutes les villes italiennes en général offraient – et offrent encore – diverses idées pour une étude approfondie de l’architecture, principalement classique.

Se promener dans les rues de Rome ou admirer les vestiges de la Villa Adriana à Tivoli a toujours été comme consulter une encyclopédie pour bien comprendre les secrets de votre profession. Logiquement, un voyage sous les projecteurs de l’Italie était à l’époque aussi un tremplin pour sa carrière, confirmant l’importance des mouvements dans la vie professionnelle d’un artiste.

De grands maîtres de l’architecture moderne comme Le Corbusier, Louis Kahn et Mies van de Rohe ont parcouru des kilomètres pour étudier l’architecture. Chaque voyage qu’ils entreprenaient les enrichissait en tant que professionnels et changeait partiellement leur façon de voir l’architecture. L’Italie, l’Inde et l’Amérique ont proposé des idées qui, restant dans leur pays d’origine, auraient été difficiles à comprendre.

De nos jours, l’utilisation d’Internet vous permet d’accéder avec une vue sur n’importe quel endroit de la terre. Toute personne en possession d’une caméra et d’une connexion réseau peut permettre au monde entier de voir ce que ses yeux voient. Heureusement, l’architecture doit être touchée, expérimentée et observée avec soin pour être comprise. C’est un point positif remarquable dans la recherche continue du voyage pour connaître et admirer. Vous n’obtiendrez jamais la même sensation d’un ordinateur qu’en entrant dans la Sagrada Familia à Barcelone ou en montant à l’Acropole à Athènes.

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