Mode et communication

Le mot mode, dans la langue italienne, comprend de multiples significations, qui à leur tour peuvent être regroupées en trois significations distinctes.

 

 Vêtements et coiffures

Au premier sens, la mode signifie que le style de vêtements et de coiffures qui est lié à une période historique et le goût d’une certaine société, par exemple, dans la France du XVIIIe siècle avant la révolution étaient à la mode avec la noblesse, pour les hommes et les femmes, les perruques avec les formes les plus étranges ; dans les classes plus aisées, en outre, les hommes portaient des chaussettes au genou avec des bas de soie blanche, tandis que les classes populaires (pour des raisons pratiques et économiques) avaient introduit l’usage du pantalon long jusqu’à la cheville, qui l’est resté plus ou moins jusqu’à nos jours. Un autre exemple plus récent est celui de la jeunesse rebelle et engagée du XVIe siècle qui, contestant le système de la mode avec l’utilisation de cheveux non cultivés et de vêtements bon marché, parfois pratiques ou unisexes (jeans, pulls, vestes), a introduit ou créé sans le vouloir un style qui a ensuite été imité par les autres jeunes qui ne sont pas nécessairement impliqués dans les luttes politiques et idéologiques ou même repris par les signatures majeures du prêt-à-porter.

Par conséquent, dans ces cas, le m. est un phénomène qui concerne l’être humain en tant qu’individu et en tant que communauté en relation avec l’identité nationale, l’âge, le sexe, le travail, l’époque, etc.mais c’est aussi un fait qui concerne le monde de la communication, surtout au XXe siècle, où les intérêts des médias se sont multipliés, au point que, comme nous le savons, les médias de l’audiovisuel et surtout la presse écrite lui accordent de plus en plus d’importance : on parle en effet de transmission, journal, magazine, article, rubrique mode ou encore Histoire de la mode comme sujet d’enseignement dans plusieurs écoles spécialisées en sciences de la communication. (Vêtements)

 

 Expérience professionnelle

Le second sens indique la mode comme zone de production, en enfermant un discours sur l’industrie et le commerce de l’habillement avec la prédominance des articles féminins, caractérisant souvent aussi l’ensemble des vêtements emballés en série, où par exemple on distingue entre haute couture et prêt-à-porter ou on parle d’une activité qui implique tailleurs et modèles, marques et défilés, dans un système de représentation qui se célèbre continuellement ces derniers temps : en ce sens, la mode est devenue l’une des professions les plus fréquentées par l’univers des médias de masse (jusqu’à ce qu’elle devienne elle-même un événement médiatique), avec une série de nouvelles urgences symboliques telles que la star des top models (Naomi Campbell, Claudia Schiffer, Cindy Crawford, Carla Bruni, Elle McPherson, etc).) qui se substitue dans l’imaginaire collectif à celui des acteurs de cinéma ou à la spectacularité des défilés influencés ou intégrés de plus en plus par la musique, le théâtre, la vidéo, les arts figuratifs. Mais même le designer est devenu une star : artiste/communicateur et en même temps thaumaturge, il s’appelle Ferré, Armani, Versace, Gaultier, Westwood, Lagerfeld, il réussit à transmettre une marque qui fait autorité tant à l’exposition sur le podium des capitales du secteur (Paris, Milan, New York), avec parfois la vitrine des grandes institutions muséales, que la signature étendue au-delà du pur et simple vêtement (cosmétiques, parfums, accessoires, mobilier, ?).

 

 Style de vie

La troisième signification concerne la mode comme mode de vie (Culture) : une coutume du moment, à la fois éphémère et durable, qui implique aussi le comportement et les habitudes des groupes sociaux dans divers domaines de la connaissance humaine, au point que nous parlons, par exemple, de mode littéraire, culturelle, politique : les exemples dans ces cas sont sans fin, car on peut se rappeler que pour les jeunes des années soixante-dix il était à la mode d’être (ou de prétendre être) de gauche, comme pour ceux de la décennie suivante de se proclamer de droite ; ou que pour les artistes d’extraction cultivée en quête de succès ou de scandale est toujours à la mode l’attaque des institutions marécageuses, théories classiques, concepts traditionnels. Plus trivialement, pour le public des lecteurs de livres, on a parlé de la mode de la littérature d’Europe centrale dans les années 80 ou des volumes à mille lires à une époque plus récente ; ou même de la mode de la nouvelle cuisine dans la gastronomie internationale ou de la mode de l’écologie ou de l’environnement dans les programmes de presque tous les partis politiques, sans que rien alors soit réellement fait pour combattre la pollution.

La mode qui concerne un modus vivendi et qui à son tour a des répercussions spatiales et temporelles considérables dans le domaine de la jeunesse, surtout pour la globalité de ses manifestations (vêtements, idéologie, goût esthétique) est plutôt définie comme une sous-culture : ce type de mode (historiquement identifiable avec des tendances comme les hippies, punk, mod, rocker, grunge, rap, etc.) – bien au-delà du caprice passager, mais en harmonie avec une véritable coutume sociale, car elle indique le mélange de besoins authentiques et spontanés avec l’omniprésence de l’industrie du divertissement – fait l’objet depuis quelques décennies d’analyses et de réflexions par les Cultural Studies qui ont vu le jour dans les grandes universités des pays anglo-saxons.

1.4. Triple connotation.
Résumant, en italien, comme dans beaucoup d’autres langues, le terme mode désigne une série d’éléments significativement différents, des canons de l’élégance qui changent périodiquement, à l’identité éphémère à la base de la profession, en passant par les phénomènes concernant les soi-disant apparences dotées de la force expressive.
Depuis la Renaissance, la mode, dans cette triple connotation, a nourri un flux continu de discussions morales, esthétiques, religieuses et philosophiques, qui s’est développé au cours du XIXe siècle et, en particulier ces dernières décennies, grâce à l’intérêt de quelques écrivains célèbres (Mallarmé, Wilde, Proust, D’Annunzio) et qui se développe au XXe siècle avec un grand nombre d’anthropologues et sociologues, des psychologues qui le considèrent comme un observatoire privilégié, afin de théoriser de temps en temps un mode transitoire de style et de goût, une création à la fois futile et engageante, une réserve de nouveautés et de surprises, une source d’énergie capable de secouer les traditions et de saper la société civile et enfin un témoin absolu du comportement humain en public et en privé avec la soumission des individus aux règles collectives.
Toujours au XIXe siècle, l’économiste américain Thorstein B. Veblen (1857-1729) avait mis en évidence le concept de « consommation voyante » comme expression de la volonté de « présenter habituellement des marchandises pour manifester et renforcer sa position de prestige » (Zanacchi, 1999).
L’apport très récent des sciences humaines (ethno-anthropologie, psychanalyse, sémiotique) dépend aussi largement de ces théories, bien qu’il les renouvelle sous l’influence de nouveaux progrès, comme la recherche sur la forme et le sens de la mode, où la mode est considérée comme quelque chose qui définit un système social, tant dans l’interaction de plusieurs groupes ou acteurs sociaux, que dans sa présentation comme forme plastique ou en même temps significative.

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